LA SUBVERSION DE MAI 1968

Trop de Français n'ont pas mesuré et ne mesurent toujours pas l'importance de Mai 68.

L'absurdité apparente et les excès des slogans anarchistes, l'autodissolution de la commune sorbonnarde, le succès du gaullisme aux élections législatives de juin 1968 leur ont dissimulé l'essentiel: l'embrasement libertaire, feu de paille en apparence, allait triompher dans les esprits et les mentalités, amenant une fracture sociale sans précédent dans notre histoire.

L'examen du terrain propice à cet embrasement s'attache à ses causes profondes, bien au-delà d'une simple crise universitaire. Le déroulement des événements tiendra en haleine aussi bien ceux qui l'ont vécu que les autres.

La subversion de Mai 68 a promu les contre-valeurs qui sont les clés mêmes de la société actuelle. Les hommes sont totalement libres, y compris de substituer le mal au bien, le faux au vrai, le laid au beau. Ils se veulent libres de tout principe sacré, de toute structure sociale, de toute autorité, de toute soumission, de tout héritage culturel, libres de s'éclater dans un hédonisme solitaire et obsessionnel. Une autre contre-valeur se trouve dans un égalitarisme absolu, qui va jusqu'à une identité complète. Des comportements les plus abjects sont ainsi mis à égalité avec la normalité de naguère.

Au delà de cette perversion des valeurs, de cette infection spirituelle, trente ans après l'événement, tous les comportements qui marquent la désintégration de notre société se trouvent dans le droit fil de Mai 68, de ses slogans, de son idéologie anarchiste, de ses violences. C'est la nouvelle société, celle de la dénatalité par la perte de l'espérance, par la contraception et par l'avortement; celle du vagabondage sexuel et du préservatif distribué dans les écoles; celle de ces suicides d'enfants atteignant des chiffres records; celle de cette singerie de mariage concédée aux pédérastes; celle des voitures brûlées, des quartiers saccagés, des pompiers et des policiers attaqués, des citoyens terrorisés et parfois désespérés.

Les Vieux-Français ne survivront pas s'ils ne retrouvent pas la foi dans les fondements de leur civilisation, la force et le courage.

L'étude de Mai 68 et de ses séquelles n'a jamais été menée de façon aussi claire et aussi complète par un auteur de la droite nationale. Cet essai permet de cibler les maux qui mettent à mal la société française. C'est le préalable indispensable à tout combat efficace pour le redressement.

Titre: "MAI 68 ou la mauvaise graine" par Georges DILLINGER, 292 pages, Publication G.D., Paris, année 2000

Fait le 14 mai 2009

 

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